Le 25 septembre, à Drummondville, Nathalie et René Simard seront réunis sur scène lors d’un concert bénéfice. Ils n’ont pas fait de spectacle ensemble depuis plus de 25 ans. Ils se produiront pour l’association Emmanuel, qui favorise entre autre l’adoption d’enfants handicapés.
Nathalie Simard vit maintenant à Drummondville avec son mari et sa fille. Elle y possède une boutique. Sa rencontre avec un père qui a adopté cinq enfants, donc deux différents, a été marquante, indique le Journal de Montréal. «Quand tu as souffert dans la vie, tu veux aider les autres. J’en suis là, à vouloir redonner, car les gens ont été bons avec moi», dit-elle au quotidien.
Se considère-t-elle un enfant «différent» en raison des abus subis dans sa jeunesse? «Nécessairement lorsqu’on nous vole notre enfance, on est sans doute différent. J’ai dû me battre de toutes mes forces pour pouvoir m’en sortir. Je suis tombée, retombée, mais grâce à l’espoir et à l’amour des miens, j’ai su me relever. Aujourd’hui, je me trouve assez chanceuse pour vouloir redonner à ceux qui en ont besoin», réplique-t-elle au Journal.
Le décès de leur père Roch, en février 2010, a réunis les Simard. «À la mort de papa, nous nous sommes dit qu’à partir de maintenant, seul le moment présent comptait. Ce spectacle dans lequel Régis aura aussi une participation, de même que mon neveu et ma fille se veut également un message d’espoir et d’amour des p’tits Simard, et un rappel que la famille, c’est capital», poursuit Nathalie en entrevue au quotidien.
L’ancienne idole des petits n’écarte pas la possibilité de faire un nouvel album avec René si l’occasion se présentait. «Qui sait, il ne faut jamais dire jamais dans la vie. Et René et moi sommes si heureux de nous retrouver! Nous verrons», dit-elle.
Abusée par son imprésario lorsqu’elle était jeune, a-t-elle pardonné à son agresseur, demande le Journal de Montréal? «Je n’en suis pas encore rendue là. Je dis bravo à ceux et celles qui peuvent le faire, mais moi, je n’en suis pas encore là. C’est trop dur. Et je trouve indécent de voir ces agresseurs s’en tirer aussi bien. C’est même scandaleux, aberrant et inacceptable en 2011. Les lois doivent changer. Ça n’a pas de bon sens», répond-elle.
Des spectacles bénéfice auront lieu au Best Western de Drummondville les 23, 24 et 25 septembre 2011. René participera aux deux représentations du dimanche. D’autres engagements l’empêchent d’être présent vendredi et samedi.
(source: Journal de Montréal)






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