La manifestation nationale dans le cadre du mouvement étudiant contre la hausse des droits de scolarité s'est terminée peu après 18 h vendredi après-midi à Québec. Entre 3000 et 5000 personnes ont marché pendant environ trois heures dans les rues de la capitale.
Une seule personne a été arrêtée lors de la manifestation en vertu du Code de sécurité routière.
La marche a été déclarée illégale vers 17 h 30. Des manifestants ont défié la loi en déviant du trajet communiqué aux policiers et en refusant d'obéir à ces derniers. L'escouade antiémeute a suivi le cortège en autobus.
La manifestation avait d'abord été déclarée légale puisque les organisateurs avaient auparavant dévoilé leur trajet. Elle s'est mise en branle vers 15 h.
Les manifestants qui ont pris part au rassemblement voulaient également protester contre la loi 78 qui balise, entre autres, le droit de manifester.
À Québec, les organisateurs ont aussi ciblé le nouveau règlement municipal adopté cette semaine par la Ville de Québec, qui interdit notamment de participer à un attroupement public entre 23 h et 5 h. Des manifestants ont d'ailleurs hué le maire Labeaume au début de la manifestation.
Les porte-paroles des associations étudiantes ont tenu un point de presse avant le départ du cortège. Ils ont tous tenu un discours plutôt dur à l'endroit du gouvernement Charest.
« Pendant que de l'autre côté, le gouvernement dilapide les fonds publics dans la corruption, en construisant gratuitement des routes pour les minières dans le cadre du Plan Nord. Ce sont des scandales qui minent de plus en plus la crédibilité du gouvernement. Au-delà de la question des frais de scolarité, je crois qu'il y a de plus en plus de Québécois qui s'entendent pour dire que ce gouvernement-là n'a plus la crédibilité nécessaire pour diriger le Québec », a affirmé le coporte-parole de la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante, Gabriel Nadeau-Dubois.
La présidente de la FECQ, Éliane Laberge, ne craint pas que la mobilisation s'essouffle durant l'été. « On s'est engagé à ce que la facture étudiante soit réduite et cet objectif n'a pas encore été atteint. La mobilisation va continuer, il y a des assemblées générales de grève qui sont prévues. Je pense que le gouvernement Charest devrait plutôt régler maintenant et ne pas attendre aux élections. »
En plus d'étudiants, la manifestation était composée de travailleurs, de familles et de retraités qui estiment que la mobilisation actuelle dépasse la cause étudiante et les droits de scolarité.
À Montréal, une autre manifestation nationale qui se déroulait au même moment s'est officiellement terminée vers 17 h.


