L'Italie a passé avec un succès relatif un test sur les marchés obligataires en empruntant 5,25 milliards d'euros (6,5 milliards de dollars canadiens) à des taux en baisse, malgré la dégradation de sa note de crédit par l'agence de notation Moody's.
Rome est parvenue vendredi à emprunter à un taux de 4,65 % sur trois ans contre 5,3 % lors de la précédente émission d'obligations semblable. Pour ses emprunts sur 7 et 10 ans, ses taux sont restés pratiquement stables.
Ces émissions d'obligations étaient un test pour l'Italie puisque la veille, Moody's avait dégradé sa note de deux crans, de A3 à Baa2, et maintenu la perspective négative en raison de la situation en zone euro et des « risques de contagion » venant de l'Espagne et de la Grèce. L'agence de notation souligne qu'il existe un risque que l'Italie « ne puisse plus se financer auprès des marchés financiers », en raison d'une faible croissance et d'un chômage en hausse.
Le directeur général de Spiro Sovereign Strategy, Nicolas Spiro, mentionne que Rome a pu, une fois de plus, « vendre sa dette, ce qui est la priorité en ce moment ». Il ajoute que « son coût est encore élevé et reflète les risques croissants en Italie ».
De son côté, le ministre italien du Développement économique, Corrado Passera, a vertement critiqué la décision de l'agence de notation de dégrader la note de crédit de Rome. « La notation de Moody's est complètement injustifiée et trompeuse, elle ne tient pas compte du travail effectué par notre pays », a-t-il déclaré.
Le prochain test pour l'Italie sur le marché obligataire à long terme est prévu à la rentrée. Le Trésor italien a annulé l'émission obligataire à moyen et long terme prévue le 14 août en raison de « l'évolution positive des entrées fiscales », d'après un communiqué.
Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters


