Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra vendredi après-midi une réunion à huis clos sur la situation en Syrie, où les violences se poursuivent.
La rencontre du Conseil de sécurité a été annoncée par la représentation diplomatique française dans un message sur Twitter.
La délégation marocaine compte soumettre le projet de résolution proposé par les pays occidentaux et arabes appelant au départ du président syrien Bachar Al Assad.
Le plan a déjà été rejeté par Damas, estimant qu'il s'agit d'une « atteinte » à la souveraineté syrienne.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a annoncé jeudi qu'une délégation de l'organisation se rendra à New York samedi.
Le plan a été rejeté par Damas, estimant qu'il s'agit d'une « atteinte » à la souveraineté syrienne.
La France et la Grande-Bretagne ont déjà annoncé qu'ils soutenaient le plan de la Ligue arabe.
Le projet de résolution occidental et arabe est inacceptable aux yeux de la Russie, a déclaré vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse Itar-Tass.
À Davos, en marge du Forum économique mondial, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé le Conseil de sécurité à agir de manière « cohérente » sur la situation en Syrie.
« Le ministre des Affaires étrangères saoudien, Saud al-Fayçal, a fait savoir à une délégation du Conseil national syrien CNS qu'il a rencontrée au Caire la semaine dernière que le royaume allait reconnaître le conseil comme représentant officiel du peuple syrien », a déclaré Ahmad Ramadan, membre de l'exécutif du Conseil, dans une entrevue publiée vendredi par le journal koweïtien Al-Raï.
Selon des diplomates à l'ONU, cités par Al-Jazira, le Conseil de sécurité voterait la semaine prochaine une résolution appelant au départ du président syrien et la mise en place d'un gouvernement de transition.
Dans une entrevue au quotidien français Le Figaro, l'ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, qui a fait défection en 2005, a déclaré que le président Bachar Al-Assad était en train de transférer du matériel militaire lourd dans les régions alaouites (Al-Assad est issu de cette minorité chiite qui représente environ 8 % de la population syrienne).
M. Khaddam affirme que le président Al-Assad pousse à une guerre de religion en Syrie, car il n'a pas pu contenir la contestation populaire.
Il affirme même détenir des informations selon lesquelles le président Al-Assad envisagerait de créer un État alaouite, ce qui entraînerait une partition du pays.
Cependant M. Khaddam met en garde contre une instabilité de toute la région en raison de sa mosaïque ethnique et religieuse.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un groupe d'opposition basé à Londres, pas moins de 62 personnes, dont 43 civils, ont été tuées jeudi dans les violences en Syrie.
À Homs, haut lieu de la contestation contre le régime, 33 civils dont 9 neuf enfants auraient été tués dans une nouvelle offensive de l'armée.
À Hama, où une autre offensive a été lancée mardi, quatre civils sont morts, dont une femme de 58 ans abattue par des tireurs embusqués, selon l'OSDH.
Les autres morts auraient eu lieu dans la province de Deraa, où le mouvement de contestation est né en mars 2011, dans la province d'Idleb et dans la banlieue de Damas.
L'OSDH note que 7 soldats dissidents et 12 militaires et membres des services de sécurité sont au nombre des victimes.
Ces violences ont lieu alors que les observateurs arabes ont repris leurs missions dans la périphérie de Damas.
Un officiel syrien a affirmé devant les observateurs que les autorités négociaient avec les insurgés en vue de conclure des trêves au niveau local.
Ce mois-ci, l'armée a retiré ses blindés qui assiégeaient Zabadani après avoir conclu une trêve avec les rebelles tenant cette ville proche de la frontière avec le Liban.
Radio-Canada.ca avec Al Jazira, AFP, Reuters et Le Figaro







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