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    Monde arabe - Damas rejette les accusations de « crimes contre l'humanité » de l'ONU

    La Syrie rejette les accusations de « crimes contre l'humanité » lancées par l'ONU contre le régime.

    « La Syrie rejette catégoriquement le communiqué du haut commissariat de l'ONU qui contient de nouvelles allégations concernant la Syrie », a indiqué le ministère syrien des Affaires étrangères dans une lettre à l'ONU.

    « Le haut commissariat de l'ONU est manipulé par certains pays qui veulent nuire à la Syrie et qui ignorent les crimes terroristes commis par les groupes armés », ajoute la lettre.

    Lundi, la haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay a estimé que les forces syriennes avaient vraisemblablement commis des crimes contre l'humanité dans leur répression de la révolte populaire.

    Homs toujours sous le feu de l'armée

    Les forces de sécurité du président syrien Bachar Al-Assad ont repris mardi leurs bombardements sur la ville de Homs, bastion de la contestation du régime.

    « Le bombardement [du quartier de Baba Amr] qui a commencé à l'aube est le plus violent depuis cinq jours. En moyenne, deux roquettes tombent chaque minute », a affirmé à l'AFP le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel-Rahmane.

    « L'armée installe toujours plus de barrages autour des quartiers de l'opposition, les bombardements sont désormais méthodiques. Ils sont intenses le matin, puis il y a une accalmie l'après-midi et cela reprend le soir », a déclaré un militant sur place, Mohamed al Homsi, cité par Reuters.

    Un autre habitant de Homs, Hussein Nader, précise que « les obus tombent n'importe où » et que l'intensité du pilonnage de la ville ne cesse d'empirer.

    « Dans les immeubles résidentiels [du quartier de Baba Amr], quasiment tout le monde s'est installé au rez-de-chaussée. Il n'est pas anormal de trouver six familles vivant ensemble dans les étages inférieurs », a-t-il expliqué.

    « La situation est tragique. Il y a des femmes enceintes, des gens qui souffrent de maladies de coeur, de diabète et surtout des blessés qu'on n'arrive pas à évacuer », a souligné un militant et membre du Conseil de la révolution de Homs, Hadi Abdallah.

    « Lundi soir, trois militants sont entrés dans la ville à bord d'une voiture transportant du pain, du lait maternisé et des médicaments. Leur véhicule a été touché par un obus, ils sont tous morts carbonisés », a-t-il précisé.

    Il est toutefois difficile de vérifier les affirmations provenant de Syrie, car le régime limite de manière très stricte l'accès des journalistes sur son territoire.

    Un diplomate syrien s'en prend aux sanctions imposées par le Canada

    Le chargé d'affaires syrien à Ottawa, Bachar Akbik, a affirmé dans une entrevue à La Presse Canadienne que les sanctions imposées par le Canada à la Syrie touchaient des civils innocents.

    M. Akbik nie fermement que son gouvernement soit responsable de la mort de milliers de civils innocents dans le cadre du soulèvement amorcé il y a 11 mois dans son pays. Il blâme « les terroristes et les criminels » pour la violence qui a lieu en Syrie.

    Selon lui, il s'agit d'une conspiration occidentale destinée à renverser son gouvernement.

    Le diplomate affirme que les vidéos violentes qui montrent des atrocités contre les civils sont des « choses d'Hollywood » fabriquées par les ennemis de la Syrie.

    Par ailleurs, la Chine a annoncé avoir rencontré le chef de la Ligue arabe au sujet des violences en Syrie et s'est dit prête à travailler en collaboration avec les Nations unies.

    Répondant à ceux qui affirment que Pékin soutient le régime du président Al-Assad, notamment pour son récent veto contre un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, le premier ministre chinois Wen Jiabao a précisé qu'il « ne protégeait aucune partie, y compris le gouvernement » à Damas.

    Selon un bilan fourni en décembre par les Nations unies, la répression du mouvement de contestation a fait plus de 5400 morts, tandis que le régime impute les violences à des groupes « terroristes » soutenus par l'étranger.

    Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters

     

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