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    Monde arabe - Irak : une série d'attentats fait 72 morts

    Alors que les chiites, majoritaires en Irak, célébraient par dizaines de milliers l'anniversaire du décès de Moussa Al-Kazem, ils ont été la cible d'une série d'attentats mercredi, où au moins 72 personnes ont été tuées et 250 autres blessées.

    Au moins 42 attaques ont été recensées à Bagdad, Hilla, Kerbala, Aziziya, Balad, Baqouba, Fallouja, Hit, Kirkouk et Mossoul : 18 à la voiture piégée, 18 à la bombe et 6 à main armée.

    L'attaque la plus meurtrière a eu lieu à Hilla (95 km au sud de Bagdad), où deux voitures piégées ont fait 20 morts et 51 blessés.

    À Bagdad, 28 personnes ont été tuées et 53, blessées dans différents quartiers frappés par des attentats, selon des sources de sécurité et médicales. L'une des voitures piégées a explosé à Kazimiya, quartier chiite de la capitale irakienne où se trouve le mausolée de l'imam Al*Kazem et lieu des cérémonies.

    Les militants extrémistes sunnites, qui considèrent les pèlerins chiites comme des hérétiques, avaient par le passé multiplié les attentats contre eux notamment pendant les fêtes religieuses marquées par d'importants rassemblements de fidèles.

    Cette vague d'attentats est la plus sanglante depuis le double attentat du 15 août 2011 dans lequel 74 personnes ont péri à Kout (160 km au sud-est de Bagdad).

    La dernière attaque d'ampleur à Bagdad remonte au 4 juin. Vingt-cinq personnes avaient alors été tuées dans un attentat suicide qui avait détruit le siège d'une fondation religieuse chiite. Cet assaut avait été revendiqué par l'État islamique d'Irak, une organisation liée à Al-Qaida.

    Tension politique

    Les attentats de mercredi surviennent dans un pays où la scène politique connaît de fortes tensions, malgré l'existence d'un fragile accord de partage du pouvoir entre chiites, sunnites et kurdes. Le premier ministre chiite Nouri Al-Maliki est accusé par ses détracteurs de vouloir exercer le pouvoir de manière trop personnelle.

    Par ailleurs, le vice-président irakien Tarek Al-Hachémi, dont les gardes du corps sont accusés de meurtres, notamment de six juges à Bagdad, a fui le pays et se trouve en Turquie. M. Al-Hachemi rejette ces accusations et a dénoncé une chasse à l'homme menée par le premier ministre.

    Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters