ACTIVITÉ DE VOS AMIS

    Manifestations pour sauver Katimavik

    Dans plusieurs villes du pays, des petits groupes de manifestants se sont réunis, samedi, pour tenter de sauver Katimavik. Cet organisme de service volontaire pour la jeunesse vient de perdre du gouvernement fédéral son financement annuel de 14 millions de dollars.

    Le programme permettait aux jeunes entre 17 et 21 ans d'apprendre une deuxième langue officielle, de visiter un autre coin du pays et d'acquérir de l'expérience de travail.

    Cette expérience a permis à Josiane Lacombe comme à beaucoup d'autres de découvrir sa vocation professionnelle. « Je me suis rendu compte que je voulais aider les gens à faire un changement dans leur vie, donc oui ça m'a aidé à savoir ce que je voulais faire », dit-elle.

    Julie Piper, elle, a participé au programme en 1979. Elle dit que cette expérience a changé sa vie. « Cela m'a donné une direction », dit-elle. En sortant de l'école secondaire, elle n'avait aucune ambition ni motivation. Le programme l'a aidée. Elle aurait bien aimé que sa fille de 17 ans puisse aussi vivre cette expérience. Cette dernière a appris trop tard que sa participation au programme était annulée. « Je suis très frustrée dit-elle parce que je ne me suis inscrite dans aucune école postsecondaire, je pensais partir. »

    Paulina Ayala, député néo-démocrate de la circonscription Honoré-Mercier est très déçue. « Ça m'inquiète énormément parce qu'encore une fois, les jeunes sont mis de côté. La jeunesse, c'est très important, c'est la relève on la met de coté. »

    De passage à Calgary, le ministre du Patrimoine, James Moore, n'a donné aucun espoir à ceux qui veulent sauver le programme.

    En 1986, le sénateur Jacques Hébert avait mené une grève de la faim lorsque le programme avait été aboli pour une première fois par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney.

    Le sénateur s'opposait à la fin du financement fédéral du programme, qui a fini par renaître de ses cendres en 1994, sous les libéraux du premier ministre Jean Chrétien.

    D'après un reportage de Dominique Panebianco