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    Pêche - Les pêcheurs de homards acceptent d'aller en mer dès lundi

    Les pêcheurs de homards de la zone 25 ont accepté l'offre des transformateurs, vendredi soir.

    Ils conviennent ainsi de cesser de manifester, et d'entamer la saison de pêche d'automne dès lundi, comme ils l'avaient convenu.

    Les transformateurs leur ont offert de payer entre 3 $ et 3,50 $ la livre pour leurs homards, selon Maurice Martin, qui représente les pêcheurs dissidents de la zone 25.

    Les propriétaires d'usines de transformation ont fait cette offre vendredi après-midi, lors d'une réunion qui aura duré quatre heures en présence d'une facilitatrice, à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick. L'objectif était d'arriver à une entente avant l'ouverture de la pêche prévue lundi.

    Les pêcheurs se sont ensuite réunis, vendredi soir, pour discuter du contenu de l'offre. Plus de 300 pêcheurs ont participé à la rencontre, selon M. Martin. Il rapporte que la majorité a voté en faveur de la proposition.

    Selon Maurice Martin, les pêcheurs étaient plutôt mécontents du prix offert par les transformateurs. Ils ont toutefois convenu qu'il était plus prudent d'accepter de vendre leurs homards à ce prix, pour éviter de retarder davantage le début de la saison de pêche.

    Des transformateurs ont pour leur part qualifié leur offre de « raisonnable », au terme de la réunion entre les pêcheurs et les propriétaires d'usines.

    Journée de discussions

    Plus tôt vendredi, une réunion a eu lieu entre des représentants de l'Union des pêcheurs des Maritimes, le ministre des Pêches et des Océans du Canada, Keith Ashfield et le premier ministre du Nouveau-Brunswick, David Alward.

    Erin Filliter, une porte-parole du ministre Ashfield, a expliqué que la réunion était une occasion de discuter en privé de stratégies de l'industrie pour éviter des interruptions à l'avenir. Elle a ajouté que le ministre respecte le rôle et les responsabilités des associations de pêcheurs et des provinces pour trouver des solutions.

    Mme Filliter a affirmé que le gouvernement ne fixe pas le prix du homard. Les pêcheurs souhaitaient une intervention du gouvernement fédéral.

    Le directeur de l'UPM, Christian Brun, a indiqué qu'une offre, qui ne comprendra aucune compensation financière, sera communiquée dans les prochains jours aux pêcheurs.

    Retour au travail

    La majorité des usines paralysées par les manifestations ont repris leurs activités vendredi. Les travailleurs ont pu retourner au travail.

    Neuf entreprises de transformation ont obtenu une injonction de la cour, jeudi, afin d'empêcher les pêcheurs de bloquer l'accès à leurs installations.

    Les activités de ces usines avaient été paralysées. Des pêcheurs en colère ont empêché le déchargement de homards importés du Maine. Les propriétaires estiment qu'entre-temps, ils ont perdu collectivement environ un million et demi de dollars par jour.

    L'injonction est valide pour 10 jours. Elle limite à six le nombre de manifestants par usine, et elle les oblige à s'installer à au moins 60 mètres des limites de la propriété.

    Le prix du homard a provoqué la colère des pêcheurs. Ils exigent pour leurs propres prises au moins 4 $ la livre, sans quoi ils ne peuvent rentabiliser leurs activités. Les transformateurs leur proposent plutôt 2,50 $. Les manifestants attribuent cette offre à l'importation de homards à bas prix du Maine.