Luka Rocco Magnotta, accusé d'avoir tué et démembré un étudiant chinois à Montréal fin mai, est arrivé à l'aéroport Montréal-Mirabel un peu avant 19h à bord d'un avion militaire canadien, escorté par des policiers.
Une douzaine d'auto-patrouilles étaient sur le tarmac pour accueillir Magnotta. Son lieu d'arrivée a été gardé secret jusqu'à la toute dernière minute afin de ne pas attirer les curieux.
Protégé par un important convoi de policiers, l'accusé a été emmené dans un centre de détention non identifié, a confirmé lundi en point de presse le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière, précisant que six enquêteurs avaient accompagné Magnotta à bord du vol.
L'accusé doit comparaître mardi au palais de justice de Montréal.
L'homme de 29 ans, originaire de la région de Toronto, est accusé par la Couronne notamment de meurtre prémédité de Lin Jun, d'outrage à un cadavre et de harcèlement criminel envers le premier ministre canadien Stephen Harper.
Lundi, M. Lafrenière a réitéré que l'enquête n'était pas terminée et que les policiers recherchaient toujours la tête de la victime.
Dans un communiqué conjoint diffusé plus tôt lundi, les ministres fédéraux de la Justice, Rob Nicholson, et de la Sécurité publique, Vic Toews, ont confirmé que Luka Rocco Magnotta était extradé d'Allemagne par transport militaire, sous escorte du SPVM.
En raison de problèmes techniques, le départ de l'avion avait été retardé.
«La coopération entre notre gouvernement et la communauté internationale a rapidement permis le retour au pays de cet individu afin qu'il réponde de ses actes devant la justice. Il est important que les Canadiens aient l'assurance que ceux qui sont accusés de crimes graves feront face à la justice dans toute sa rigueur», peut-on lire dans le communiqué des ministres.
L'accusé était détenu à Berlin, en Allemagne, en attendant son renvoi au Canada.
Il avait été capturé le 4 juin, après dix jours de cavale, dans un café Internet de Berlin, grâce à un employé de l'établissement qui l'avait reconnu. Sa photographie avait été affichée sur le site web d'Interpol, car il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international.
Luka Rocco Magnotta ne s'était pas opposé à son extradition vers le Canada.
Radio-Canada.ca avec PC






