Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) s'est déclaré profondément préoccupé vendredi par l'augmentation des violences contre les enfants dans le nord du Mali, sous contrôle des islamistes.
Depuis fin mars, au moins 175 garçons de 12 à 18 ans ont été enrôlés dans des groupes armés, 8 jeunes filles ont été la cible d'agressions sexuelles tandis que 2 adolescents ont été tués par des mines ou des munitions, qui ont également fait 18 blessés, selon l'UNICEF.
Le mouvement islamiste Ansar Dine dit contrôler le nord du Mali après avoir pris l'avantage sur les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azaouad (MNLA). Au printemps dernier, le MNLA, qui avait lancé un nouveau soulèvement en janvier, avait pris le contrôle du nord du Mali avec l'aide de groupes comme Ansar Dine, profitant de la déstabilisation du pays après le coup d'État du 21 mars à Bamako.
D'après une porte-parole de l'agence onusienne, Marixie Mercado, les fermetures de nombreuses écoles au Mali en raison de la situation ont touché quelque 300 000 enfants, ce qui les rend plus vulnérables aux violences.
« Ces chiffres sont alarmants parce qu'ils ne représentent qu'une image partielle de la situation des enfants dans le nord (du Mali), une région où l'accès à l'aide humanitaire est limité », a déclaré la porte-parole lors d'un point de presse au siège européen de l'UNICEF, à Genève.
Vingt-quatre cas de choléra ont par ailleurs été signalés à Gao dans le nord du Mali, selon Jens Laerke, porte-parole du bureau onusien de coordination des Affaires humanitaires. La maladie est susceptible de s'étendre rapidement, en l'absence de moyens de purification de l'eau.
Associated Press


