Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) revient à la charge, au lendemain du 1er juillet, journée de déménagement au Québec. L'organisme s'inquiète de la baisse de construction de logements locatifs, notamment à Gatineau. De moins en moins d'investisseurs privés s'y intéressent, privilégiant les copropriétés.
À Gatineau, le nombre de mises en chantier de logements locatifs a chuté depuis 2009. La tendance s'est poursuivie depuis le début de 2012.
Du côté des copropriétés et des logements locatifs privés, la tendance est à l'opposée. En 2011, à Gatineau, il y a eu deux fois plus de nouvelles unités de copropriétés en chantier que d'unités d'appartements à louer.
Le FRAPRU ne s'attend pas à ce que la construction de logements locatifs augmente, lorsque celle des copropriétés baissera.
Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, estime que « le sort des locataires dépend maintenant des investissements gouvernementaux dans le logement social ». Dans cette perspective, l'organisme demande une aide financière accrue de la part de l'État, avant une pénurie déclarée de logements locatifs.
Seulement 2,2 % des logements étaient inoccupés au printemps 2011. À Gatineau, 42 ménages ont dû demander de l'aide le 1er juillet pour parvenir à se loger.
Selon le FRAPRU, plus de 80 personnes ou familles demeureraient sans logis au Québec, au lendemain du 1er juillet, plus de la moitié, soit 41, à Gatineau.


