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    Agressions sexuelles - L'offre de dédommagement de l'archidiocèse de Moncton risque de lui coûter cher

    L'archidiocèse de Moncton devra se serrer la ceinture si plusieurs victimes d'agressions sexuelles qu'aurait commises le père Camille Léger à Cap-Pelé exigent un dédommagement.

    Les autorités religieuses ignorent combien de victimes se manifesteront, ainsi que le montant qui leur sera accordé par le juge à la retraite Michel Bastarache, le responsable du processus de conciliation.

    Les montants accordés pourraient se situer entre 15 000 $ et 300 000 $, selon le cas, précise M. Bastarache.

    Selon le porte-parole diocésain, Donald Langis, l'archidiocèse pourrait avoir à vendre des propriétés ou mettre à pied des employés pour réunir les fonds nécessaires. La rénovation de la cathédrale de Moncton devra sans doute attendre.

    « C'est sur qu'on a des craintes. Je dirais qu'on a énormément de craintes de l'impact que ça pourrait avoir sur les finances du diocèse », affirme M. Langis.

    En Nouvelle-Écosse, par exemple, l'archidiocèse d'Antigonish a dû vendre des terrains et des propriétés pour dédommager des victimes d'agressions sexuelles.

    Henri Eugène Duguay, un ancien vicaire de Cap-Pelé, croit que les autorités religieuses de Moncton trouveront bien l'argent nécessaire. « On sait que le diocèse n'est pas riche, mais ce n'est pas ça le message qu'il faut donner. C'est le message du pardon et le message d'entraide qu'on veut aider ces jeunes-là », dit-il.

    Ces jeunes sont aujourd'hui des pères ou des grands-pères, et plusieurs d'entre eux n'osent pas encore parler du drame de leur enfance.