BROSSARD - Si la relève du Canadien regorge d'espoirs à la ligne bleue, on ne peut pas en dire autant à l'avant. Mais deux jeunes suscitent un certain intérêt.
Brendan Gallagher et Patrick Holland ont tous dles eux fait des ravages dans la Ligue junior de l'Ouest la saison dernière. Le premier a enfilé 41 buts en 56 matchs avec les Giants de Vancouver, tandis que l'attaquant des Americans de Tri-City a amassé 109 points (6e dans la ligue) et a mené le circuit avec 84 passes.
Gallagher a un attrait additionnel du fait qu'il a été une des révélations du camp l'an passé. Il a fallu attendre au dernier jour de septembre avant que le modeste 147e joueur repêché en 2010 soit retranché.
« Mon camp de l'an passé ne veut plus vraiment rien dire, a lancé le souriant Gallagher, un des invités au camp de développement du Canadien. L'an passé, je ne me suis pas taillé une place dans l'équipe parce que je n'étais pas assez bon, donc je devrai être meilleur cette année. Si tu es assez bon, ils ne te renverront pas. Ma mentalité est d'être assez bon pour ne pas être renvoyé. »
Le jeune homme de 20 ans, du haut de son 1,73 m (5 pi 8 po), doit évidemment gagner du coffre pour tenir son bout parmi les meilleurs. Il dit avoir atteint les 82 kg (180 lb), un gain de 3 kg par rapport à l'an passé. Mais au-delà de la taille, son expérience vécue à Montréal pourrait lui servir chez les pros.
« Mon dernier match [au camp 2011] n'était pas mon meilleur. C'était contre le Lightning. Je ne sais pas si c'était en raison de leur système ou parce que j'étais juste trop impressionné de jouer contre mon idole, Martin St-Louis. J'ai beaucoup appris de ce match-là, je regardais ce qu'il faisait. Je l'observais et j'apprenais en jouant. »
Qu'a-t-il retenu de son affrontement conte un des meilleurs petits de l'histoire?
« Il ne donne pas la rondelle très facilement. Ma première présence était contre lui et Steven Stamkos, et c'est dur de ravoir la rondelle contre eux. Ils la contrôlent bien, elle finit toujours dans le filet, ils trouvent des façons de se démarquer. Ils sont intelligents. Martin trouve des endroits sur la patinoire pour se créer du temps et de l'espace. »
Holland en est à une première expérience à Montréal en tant que joueur cette semaine, après avoir été acquis dans la transaction de Michael Cammalleri en janvier.
Il faut toutefois relativiser ses succès à Tri-City. Il a eu 20 ans en janvier, et ses compagnons de trio, Brendan Shinnimin et Adam Hughesman, ont soufflé 21 bougies l'hiver dernier. Sans surprise, les trois joueurs ont atteint les 100 points.
Cela dit, l'âge ne peut pas à lui seul expliquer les succès de Holland la saison dernière. S'il a seulement été le 193e joueur sélectionné en 2010, c'est peut-être simplement parce qu'il est un joueur au développement tardif.
« Je pense être un de ces joueurs. Je n'avais pas réussi à me faire une place dans le junior à 16 ans. J'ai été repêché par Tri-City, mais j'étais petit à 16 ans. Chaque année, je me suis amélioré et je suis devenu plus gros. Mes points augmentent, ce qui est normal, car mon temps d'utilisation augmente. Mais je sens tout de même que je m'améliore d'année en année. »
Malgré cette confiance en ses moyens, Holland demeure réaliste quant à son rôle en 2012-2013. C'est dans la Ligue américaine qu'il s'attend à poursuivre son parcours.
« Je ne peux pas faire la même chose que dans les juniors, a-t-il dit à propos de son rôle en 2012-2013. Je dois me trouver un rôle. Et peu importe ce que l'entraîneur voudra, je le ferai. Je ne serai pas dans les meilleurs marqueurs. Je ne veux pas être unidimensionnel. On a tous l'objectif d'être à Montréal, mais je me prépare à jouer à Hamilton. »


