L'islamiste Mohamed Morsi a promis « une nouvelle Égypte » alors qu'il est devenu samedi le cinquième président de la République d'Égypte. Le premier président librement élu a prêté serment au Caire, devant la Haute Cour constitutionnelle.
« Je jure par Dieu tout-puissant de préserver le système républicain, de respecter la Constitution et la loi, de protéger entièrement les intérêts du peuple », a déclaré M. Morsi.
La procédure de prestation de serment avait fait l'objet d'un bras de fer entre les militaires au pouvoir et les Frères musulmans, la junte estimant que M. Morsi devait être investi devant la Cour constitutionnelle. De leur côté, les islamistes insistaient pour que la cérémonie se déroule devant le Parlement, officiellement dissous, mais selon eux toujours légitime.
Le président a finalement cédé, mais avait défié l'armée vendredi en prêtant symboliquement serment devant des dizaines de milliers de personnes à Tahrir, « la place de la liberté et de la révolution » selon ses propres termes.
Le président de la Cour, Farouq Soltane, a de son côté souhaité du succès au président dans sa « difficile mission ».
M. Morsi succède ainsi à Hosni Moubarak, renversé par une révolte en 2011. Il a battu Ahmad Chafiq, le dernier premier ministre de Hosni Moubarak, lors de la première présidentielle après la révolte, les 16 et 17 juin. Il a obtenu 51,73 % des voix.
L'Égypte soutient les « droits légitimes » des Palestiniens, a déclaré samedi le nouveau président égyptien, l'islamiste Mohamed Morsi, dans un discours à l'université du Caire, peu après son investiture. Il dit vouloir travailler à la réconciliation entre les mouvements rivaux Hamas et Fatah.
Il a du même souffle cherché à rassurer Israël en affirmant que son administration allait continuer d'honorer ses engagements internationaux. Ce message implicite fait référence au traité de paix qui garantit la « paix froide » entre l'Égypte et Israël.
Les relations entre les deux voisins sont tendues depuis l'élection de Mohamed Morsi, candidat des Frères musulmans. Son prédécesseur, Hosni Moubarak, avait tissé des liens étroits avec l'État juif au cours de ses 29 ans au pouvoir.
Radio-Canada.ca avec AFP et Associated Press


