L'Alliance de la fonction publique du Canada se dit préoccupée par le nombre d'employés que comptera le prochain centre de traitement de la paye du fédéral, à Miramichi, au Nouveau-Brunswick.
Ce centre de paye verra le jour à Miramichi pour compenser la perte des emplois entraînée par l'abolition du registre national des armes à feu. C'est une décision purement politique, selon Larry Rousseau, de l'Alliance de la fonction publique du Canada. « Le gouvernement voulait obtenir sa majorité. On a promis quelques bonbons », dit-il.
La lourde tâche de préparer la paye de 200 000 fonctionnaires, de 56 ministères, sera effectuée par un nombre réduit d'employés.
Le syndicat craint aussi qu'une partie du travail soit confié à des employés du secteur privé. « Je voudrais voir beaucoup plus de contrôle, de règlementation, pour être certain que les dossiers de traitement de la paye soient effectués à l'intérieur des édifices du gouvernement », ajoute M. Rousseau.
Le gouvernement refuse d'accorder des entrevues à ce sujet. Un porte-parole indique toutefois par courriel que le travail au Centre de traitement de la paye sera exclusivement effectué par des fonctionnaires. Le porte-parole rappelle aussi que le regroupement des services se fera à compter du printemps et en quatre étapes d'ici 2015, pour assurer une transition sans heurt.







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