Les bourses européennes résistaient mardi matin à la décision de la veille de l'agence de notation Moody's de mettre sous surveillance la note triple A de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Autriche. Elles affichaient de légers gains après un début de séance en territoire négatif.
Moody's a d'ailleurs abaissé lundi soir la note de six autres pays européens, soit l'Italie, le Portugal, l'Espagne, la Slovaquie, la Slovénie et Malte.
L'agence a justifié sa décision par le fait que ces neuf pays sont susceptibles d'être touchés « par les risques financiers et macro-économiques grandissants émanant de la crise de la zone euro ». Même si elles s'embellissent, les perspectives économiques pour la région continuent à nuire à la confiance des marchés, poursuit Moody's.
Les notes de crédit auraient pu être révisées davantage à la baisse s'il n'y avait pas « l'engagement des autorités européennes de préserver l'union monétaire et de mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marchés », ajoute l'agence de notation dans un communiqué.
La décision de Moody's survient un mois jour pour jour après celle de Standard and Poor's qui avait dégradé neuf pays, dont la France.
Pour l'instant, Paris converse son triple A avec Moody's, mais l'agence s'inquiète des « risques significatifs » avec lesquels devra composer le gouvernement français pour atteindre ses objectifs de lutte contre le déficit. Elle précise d'ailleurs que la situation de la dette française continue à se dégrader et que la France est parmi les pays avec un triple A « les plus faibles » dans ce domaine.
Le ministre français de l'Économie, François Baroin, a déclaré mardi « prendre acte » de la décision de Moody's. « Le gouvernement est déterminé à poursuivre son action au service de la croissance, de la compétitivité avec notamment la réforme de financement de la protection sociale, de l'emploi et de la réduction des déficits publics », a écrit son ministère dans un communiqué.
De plus, Moody's craint que des « pressions sur le crédit augmentent la fragilité » des finances de Paris, de Vienne et de Londres advenant une « éventuelle détérioration de l'environnement économique européen ».
Radio-Canada.ca avec AFP, Reuters, Associated Press et Le Figaro







Il n'y a pas encore de commentaires