La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné vendredi au gouvernement sénégalais de juger ou d'extrader en Belgique l'ancien président du Tchad Hissène Habré, accusé de génocide commis par son régime (1982-1990).
« Nous exigeons du Sénégal qu'il cesse cet acte illégal qui se perpétue », a déclaré le juge Peter Tomka.
Cette décision intervient à la demande de la Belgique, qui exige l'extradition de Habré en vertu d'une loi de compétence universelle.
La Cour internationale de justice, plus haute juridiction des Nations Unies qui siège à La Haye, a intimé cet ordre au Sénégal conformément à la Convention contre la torture, ratifiée par les autorités sénégalaises.
La convention oblige ses signataires à extrader ou à déférer devant la justice toute personne sur leur territoire accusé de torture.
Le Sénégal n'a pas tardé à répondre que l'ancien dirigeant, en exil à Dakar depuis plus de 21 ans, sera jugé avant la fin de l'année.
« Le Sénégal prend acte de la décision rendue par la CIJ et réaffirme sa ferme volonté d'organiser le procès de Hissène Habré à Dakar », précisent les autorités sénégalaises dans un communiqué.
Le Sénégal a déjà suspendu la mesure d'expulsion de l'ancien président tchadien vers N'Djamena, où il a déjà été condamné à mort par contumace.
Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters


