Le gouvernement québécois cherche à assouplir les règles régissant la libre circulation des viandes avec sa voisine ontarienne. Cela permettrait aux producteurs des deux côtés de la frontière de bénéficier d'importantes retombées.
Le Nord ontarien compte au moins deux abattoirs qui pourraient desservir les producteurs de boeufs et d'autres animaux d'élevage du nord-ouest québécois. Le problème, c'est qu'étant sous juridiction provinciale les abattoirs, de Ramore et de Belle-Vallée, ne peuvent ensuite retourner la viande au Québec.
La situation est la même pour le producteur ontarien de bisons, Pierre Bélanger, de Earlton.« L'évidence c'est qu'un citoyen québécois peut venir en Ontario s'acheter de la saucisse chez le boucher ontarien, mais le boucher ontarien ne peut pas la commercialiser au Québec et vice-versa ...ça marche des deux bords, c'est de l'injustice mutuelle. »conclut-il.
Monsieur Bélanger applaudit l'initiative de vouloir abattre les frontières. Ces barrières provinciales, les producteurs tentent depuis une trentaine d'années, au moins, de les faire disparaître.... Des discussions entre l'Ontario, le Québec et Ottawa sont en cours pour faire des Témiscamingue, ontarien et québécois, une zone de libre-échange.
Le ministre de l'Agriculture du Québec, Pierre Corbeil, dit être déjà intervenu.« ...pour regarder s'il n'y aurait pas la possibilité de faire avec le Nord-est ontarien et le Nord-ouest québécois une région où on pourrait permettre la mobilité des viandes. »
Une seule période de grâce est accordée annuellement...soit pendant la Foire gourmande de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien, où à Ville-Marie, au Québec, les éleveurs peuvent vendre, en kiosque, une petite quantité de viandes, abattue et transformée, en Ontario.


