Le Pays de la Sagouine, une attraction culturelle du Nouveau-Brunswick, prépare les festivités de son 20e anniversaire, et il va redéfinir sa place dans le marché touristique.
Le Pays de la Sagouine, qui donne vie au monde imaginaire de l'auteure Antonine Maillet, a fait rêver bien des gens en 20 ans. À moins d'un mois de sa réouverture, il se trouve à la croisée des chemins. Son public change.
« C'est certain que depuis les dernières années, on a vu une baisse au niveau de la visite, par exemple au niveau québécois », affirme Jérôme Lussier, directeur du marketing.
Il s'agit d'une baisse de près de 30 %, selon les données recueillies à l'entrée. Donc, comment combler le vide laissé par les touristes québécois?
À la fois pour fêter son anniversaire et pour plaire aux habitués de l'Île-aux-Puces, le Pays de la Sagouine bonifie sa programmation. Il cherche aussi à attirer de jeunes familles.
« Les gens qui nous suivent régulièrement, ils le savent, on veut toujours apporter ça un peu plus loin. Mais là, c'est sûr qu'avec les festivités du 20e anniversaire, on a une fin de semaine qui est le 20, 21, 22 juillet, qui est pour fêter les 20 ans, où il va y avoir des activités pour les jeunes », précise Luc LeBlanc, directeur artistique
Une toute nouvelle pièce de théâtre écrite par Antonine Maillet a été créée pour l'occasion. L'oeuvre intitulée Le Mystère de l'Île-aux-Puces a été mise en scène pour l'extérieur. C'est une façon pour l'auteure de donner un nouveau souffle à ses personnages.
« Jusqu'à présent, elle regardait les entrailles des Acadiens. Elle a regardé le passé pour découvrir qui ils sont, qui nous sommes ou qui vous êtes. Là, on est au début d'une autre époque pour aller dire: mais qu'est-ce qu'on va faire dans une époque qui s'en vient? », explique Guillermo de Andrea, metteur en scène.
En fin de compte, les organisateurs misent sur le pouvoir des textes de Mme Maillet. Ce message, selon eux, se perpétuera. « Ce sera encore là dans 20 ans, dans 40 ans, dans 60 ans. Moi, je ne serai plus là, mais je veux que le Pays soit encore là, c'est sûr », ajoute Luc LeBlanc.

