Le marché de l'immobilier montre des signes d'essoufflement au Canada, selon un rapport de la Banque Scotia, et les perspectives pour les prochains mois ne sont guères encourageantes.
Les ventes de maisons au pays ont ralenti et leur prix a diminué pendant la première moitié de 2012, souligne le rapport. Les économistes de la Banque Scotia prévoient que le prix des maisons devrait chuter de 10 % au Canada au cours des deux ou trois prochaines années, les reculs les plus marqués se feront sentir surtout à Toronto et Vancouver.
Cette correction du marché de l'immobilier favoriserait les acheteurs, pour la première fois depuis 10 ans.
La demande sur le marché de l'habitation a baissé après une dizaine d'années de boom immobilier pendant lesquelles le Canada avait atteint un niveau record du taux d'accession à la propriété, peut-on lire dans le rapport publié mercredi.
La Banque Scotia estime que les prix records des maisons combinés au resserrement des règles d'emprunt réduisent l'accès à la propriété, malgré les faibles taux d'intérêt.
Le marché immobilier canadien devrait échapper au marasme qu'ont connu les États-Unis et l'Europe, indique le rapport. Cependant, les risques d'une baisse de l'activité domiciliaire au pays sont de plus en plus nombreux.
La situation financière des Canadiens reste bonne, selon le rapport de la Banque Scotia, mais leur taux d'endettement élevé les rend plus vulnérables aux contrecoups liés à une hausse du chômage, notamment.


