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    Le FRAPRU demande plus de logements sociaux

    En cette période traditionnelle des déménagements au Québec, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) exhorte le gouvernement à investir dans les logements sociaux.

    Même si la situation dans la région métropolitaine s'est améliorée depuis le début des années 2000, l'offre de logements locatifs frôle le 0 % dans certaines régions comme l'Abitibi et la Côte-Nord.

    Une quarantaine de ménages seraient toujours sans logis à Gatineau, et une trentaine d'autres à Rouyn-Noranda, selon les évaluations de l'organisme. Au total, une centaine de ménages se retrouveront sans domicile à compter du 1er juillet.

    Le FRAPRU dénonce particulièrement le manque de construction de logements sociaux ces dernières années dans la province. Selon François Saillant, coordonnateur du regroupement, le gouvernement devrait investir davantage dans les logements sans but lucratif et même revenir à la formule des habitations à loyer modique.

    La FRAPRU souhaite avant tout que Québec investisse à long terme pour s'attaquer à la source du problème, soit le manque de logements abordables. Mais en attendant, M. Saillant souligne que des mesures d'aide sont nécessaires pour les gens qui se retrouvent en difficulté.

    Une tradition qui remonte à la Nouvelle-France

    Le déménagement à date fixe n'est pas une habitude récente des Québécois. Elle remonte en fait à un édit royal de 1750 qui a fait en sorte que les gens devaient déménager à date fixe. Du 18e siècle aux années 1950, les Québécois déménageaient le 1er mai.

    Ce n'est qu'en 1975, après la création de la Régie du logement, que le grand jour de déménagement est devenu le 1er juillet.

    Cette tendance serait toutefois en diminution, étant donné l'augmentation de l'accès à la propriété. Selon l'Institut de la statistique du Québec, l'accès à la propriété aurait connu une hausse de 20 % entre 1997 et 2007 chez les Québécois francophones.

    Radio-Canada.ca avec PC