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    - Le DGE s'inquiète des déclarations de Jacques Duchesneau

    Le directeur général des élections (DGE) du Québec s'inquiète des révélations de l'ancien chef de l'Unité anticollusion (UAC), Jacques Duchesneau, devant la commission Charbonneau au sujet du financement des partis politiques.

    M. Ducheseneau a avancé mardi devant la commission que 70 % du financement des partis politiques québécois provenait de donations illégales du milieu de la construction.

    Les déclarations de M. Duchesneau coïncident avec la publication des rapports financiers des partis politiques pour 2011, qui montre que les Québécois se sont montrés moins généreux à l'endroit des partis politiques provinciaux en 2011 que lors des dernières années.

    « C'est de nature à être inquiétant », concède le porte-parole du DGE, Denis Dion, en référence aux propos de Jacques Duchesneau. « Il est difficile de connaître l'ampleur de ça. » Il croit toutefois que M. Duchesneau a tort de penser que « le financement populaire des partis politiques n'existe pas ».

    S'appuyant sur le rapport annuel du DGE, M. Dion soutient que 99 % des contributions étaient conformes en 2011. Malgré le rapport du DGE, M. Dion avoue que les allégations de M. Duchesneau sont préoccupantes.

    Les déclarations de M. Duchesneau constituent un pavé dans la marre du DGE qui vérifie, depuis l'an dernier, la conformité des contributions avant de les transmettre aux partis politiques. Cette réforme vise à contrer l'utilisation de prête-noms.

    La réforme a eu un impact, selon le porte-parole du DGE, comme le démontre la chute de 15 % des contributions globales aux partis politiques. M. Dion ajoute toutefois que les contributions ont repris de plus belle cette année. « Les partis politiques ont plus recueillis dans les cinq ou six premiers mois de 2011 que durant les huit derniers de l'année 2010 », souligne M. Dion. Cette réalité pourrait s'expliquer par les rumeurs d'élections.

    Malgré les efforts du DGE pour assainir les moeurs du financement politique, les déclarations de M. Duchesneau laissent entendre qu'une large part de ce financement pourrait lui échapper. Si, comme le prétend M. Duchesneau, une partie importante du financement des partis politiques est absente des livres comptables officiels des partis, le DGE demeure impuissant à corriger la situation. Cette situation serait encore pire sur le plan municipal, selon M. Duchesneau.