Le Centre Roberts Smart va fermer cet automne sa résidence en milieu rural de Plantagenet dans l'Est ontarien. Cette décision prise par l'organisme, qui vient notamment en aide aux jeunes contrevenants, suscite de nombreuses réactions dans la région, entre autres dans le milieu de la justice.
La résidence, aussi appelée Place Jeûnet, constitue une étape importante pour la réinsertion sociale d'individus qui sont aux prises avec des problèmes de toxicomanie ou des troubles mentaux.
L'établissement constitue aussi un endroit de transition entre le milieu carcéral et la collectivité pour certains jeunes contrevenants.
L'avocat criminaliste Yves Jubinville, est surpris d'apprendre la fermeture de la résidence, constatant une baisse des services dans la région.
Cette fermeture fait aussi réfléchir le commandant du détachement de la Police provinciale de l'Ontario PPO), Brian McKillop.
« Pour que notre taux de criminalité baisse, il faut travailler avec nos partenaires communautaires. Il y a un lien entre les troubles mentaux, la toxicomanie et le taux de criminalité. Donc, ça devient difficile de perdre un partenaire qui est là pour aider nos jeunes aux prises avec de tels troubles », indique le policier.
De son côté, l'ACFO de Prescott et Russell estime qu'avec cette fermeture, la région perd le seul établissement du genre à fonctionner entièrement en français.
Le directeur du Centre Roberts Smart, Cameron McLeod, a refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada.
Dans un courriel, il explique toutefois qu'avec l'arrivée de services communautaires dans la région, les demandes de traitements à la résidence de Plantagenet ont diminué au fil des ans.
M. McLeod ajoute que les jeunes qui résident à Plantagenet seront transférés dans une nouvelle résidence qui répondra à leurs besoins.
Quant aux employés qui sont touchés par cette décision, ils peuvent se prévaloir d'une indemnité de départ ou, si leur ancienneté le permet, accepter un transfert dans la région d'Ottawa.


