La série de consultations sur la dualité linguistique lancée par le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, le 22 mai dernier à Moncton soulève l'intérêt des organismes communautaires francophones au Manitoba, mais peu de citoyens répondent à l'appel en leur nom personnel.
Le questionnaire en ligne n'a attiré que 800 Canadiens seulement depuis le début des consultations, il y a plus d'un mois.
Pourtant, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) a appelé à la mobilisation des francophones par une vidéo YouTube en proposant des questions à poser au gouvernement et en détaillant les enjeux sur un site Internet.
La directrice du Centre culturel franco-manitobain, Sylvianne Lanthier, fait de son côté la promotion de la consultation en ligne grâce au site Facebook.
Elle avance que le processus permettra de développer la prochaine stratégie fédérale 2012-2018 sur les langues officielles.
De son côté, Philippe Richer de l'Association des juristes d'expression française du Manitoba prévoit participer aux consultations. « Que ce soit un gouvernement conservateur ou libéral, le gouvernement c'est le gouvernement et il fait la consultation. Nous participons », explique-t-il.
Le gouvernement n'a pas encore révélé le calendrier des rencontres prévues avec les communautés,mais celle de Winnipeg pourrait avoir lieu en juillet.
Le ministre du Patrimoine canadien s'est arrêté à Edmonton à la fin juin, dans le cadre de cette consultation.
En Saskatchewan, l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) a fortement incité les Fransaskois à participer aux consultations.


