La situation budgétaire de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal s'améliore, après que l'organisme ait éprouvé d'énormes difficultés financières ces dernières années.
La SPCA a frôlé la faillite en 2008 en raison d'une mauvaise gestion des finances de la part du conseil d'administration de l'époque.
Depuis, le nouveau conseil d'administration tente de rétablir un équilibre budgétaire.
Son trésorier, Pierre Lessard, affirme que les finances sont meilleures, mais que l'organisme peut faire mieux encore.
« On a fait un redressement assez sévère, de sorte qu'on est passé de pertes de 1,6 million en 2007 à un revenu net de 556 000 $ en 2011 », dit-il.
En 2010, environ 50 % des dépenses de la SPCA étaient reliées à la gestion et aux activités de collectes de fonds.
« C'est effectivement très élevé. Nous étions pris avec des conventions légales, des contrats qui se terminent l'an prochain », dit-il.
« Par exemple, quand on a pris le contrôle du conseil d'administration en 2008, nous avions une dette envers un fournisseur de l'ordre de 3,5 millions de dollars. Aujourd'hui, en 2012, on prévoit que ce sera 1,8 million de dollars. Nous l'avons donc baissée de 2 millions de dollars en quatre ans », mentionne-t-il.
Déjà, de nombreux changements ont été faits avec la compagnie Quadriga, qui s'occupe du financement de l'organisme jusqu'en septembre 2013.
L'organisme a notamment réduit les envois postaux.
« Il y a d'autres façons d'aller chercher de l'argent. C'est là où je veux aller dans le futur. J'ai déjà commencé en faisant des envois sans incitatif », affirme pour sa part Anthony Johnson, directeur du développement à la SPCA Montréal.
Un meilleur contrôle a permis de faire des économies. « On a favorisé un meilleur contrôle de la façon dont Quadriga opérait. On a changé les campagnes de financement avec leur accord. On a ni plus ni moins mis à jour les conventions qui avaient été signées à l'époque pour être plus efficace », explique M. Lessard.
D'où l'importance d'être très prudent du côté des dépenses, selon Amin Sassi, comptable agréé spécialisé dans les organismes de bienfaisance et à but non lucratif.
« Il ne faut pas oublier que la raison principale [d'un tel organisme], c'est d'offrir des services et des activités de bienfaisance. Les activités de financement, c'est un complément, il ne faut pas que ça dépasse le raisonnable. On parle en moyenne de 35 % [des activités] », explique-t-il.
La SPCA accueille 14 000 animaux par années, dont 8000 chats et 4000 chiens.
D'après le reportage de Karine Bastien


