L'Alberta se prépare à ce que plus de citoyens contestent les résultats d'alcootest à la suite de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi plus sévère sur l'ivresse au volant le 1er juillet.
Le bureau de la sécurité du transport de l'Alberta (ATSB) engagera plus de personnel pour gérer le nombre plus élevé de contestations prévues, selon son président, Ron Smitten.
Environ 6000 contestations sont déposées actuellement, mais M. Smitten ne peut évaluer combien le seront avec la nouvelle loi.
Les coûts pour déposer une contestation s'élèveront maintenant à 250 $.
Les conducteurs avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,08 verront leur permis suspendu jusqu'après leur comparution en cour.
Leur véhicule pourrait aussi être confisqué pour un minimum de trois jours.
En outre, un conducteur trouvé fautif devra faire installer un antidémarreur éthylométrique, à ses frais. Ces appareils obligent les conducteurs à mesurer leur alcoolémie avant le démarrage d'un véhicule et empêchent l'ignition du moteur si le taux d'alcool sanguin n'est pas respecté.
Le ministre des Transports, Ric McIver, dit que la possibilité d'en appeler d'une décision qui suspend le permis de conduire d'un conducteur lui attire des critiques, mais ajoute que la province veut donner la chance à tous de prouver leur innocence.
De son côté, le président des avocats de procès criminels de l'Alberta, D'Arcy DePoe, remet en question l'efficacité de la procédure d'appel et craint ses effets potentiels.
Il estime que si le processus est trop lent, certains Albertains privés de voiture pourraient perdre leur emploi.


