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    - Le Parlement égyptien déclaré illégal

    La Cour constitutionnelle égyptienne juge que la composition du Parlement est « entièrement illégale » et « anticonstitutionnelle », ce qui implique sa dissolution.

    Selon la cour, le principe d'égalité n'avait pas été respecté lors des législatives, puisque certains partis ont présenté des candidats au tiers des sièges qui étaient réservés aux indépendants parmi les 508 sièges disponibles.

    Le président de la cour, Farouk Soltan, explique qu'il revient désormais à l'exécutif de convoquer un nouveau scrutin.

    L'armée, qui dirige de fait le pays depuis la chute de Hosni Moubarak, a convoqué une réunion extraordiaire. Selon des sources militaires, elle pourrait annoncer qu'elle reprendra le pouvoir législatif du pays jusqu'à l'élection d'une nouvelle assemblée.

    Les premières élections législatives en Égypte depuis la chute du président Hosni Moubarak en février 2011 avaient consacré une nette victoire des islamistes en janvier 2012.

    La candidature de l'ancien premier ministre de Moubarak autorisée

    Plus tôt jeudi, la Cour constitutionnelle égyptienne a aussi rendu un jugement très attendu permettant au dernier premier ministre d'Hosni Moubarak, Ahmed Shafiq, de participer au second tour de l'élection présidentielle de samedi et dimanche prochain.

    Cette décision de la cour invalide la loi qui interdit aux figures du régime Moubarak de briguer un mandat.

    M. Shafiq pourra donc se présenter contre le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi.