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    Kofi Annan annonce une nouvelle « approche » dans le conflit syrien

    L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Kofi Annan, affirme s'être entendu avec le président syrien Bachar Al-Assad au sujet d'une nouvelle « approche » visant à mettre fin aux violences qui ont fait des milliers de morts dans le pays depuis 16 mois.

    « Nous avons discuté de la nécessité de la fin des violences et des moyens d'y parvenir », a déclaré M. Annan à la presse au terme d'une rencontre d'environ deux heures avec le président syrien à Damas.

    « Nous nous sommes mis d'accord sur une approche que je vais partager avec l'opposition armée », a-t-il ajouté, sans donner davantage de détails.

    Les discussions avec le président Al-Assad ont été « très franches et constructives », a précisé M. Annan, qui en était à sa troisième visite à Damas depuis qu'il a accepté d'être médiateur dans ce conflit, en cours depuis mars 2011.

    Le quotidien syrien Al-Watan, considéré comme proche du pouvoir, avait dévoilé lundi que les discussions entre les deux hommes porteraient sur le moyen de mettre en oeuvre l'idée de transition politique suggérée par M. Annan, et approuvée par le Groupe d'action sur la Syrie, à Genève, le 30 juin.

    L'idée est de constituer un gouvernement de transition réunissant des représentants du pouvoir et de l'opposition, mais sans mentionner le départ d'Assad.

    Le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdissi, a pour sa part déclaré sur Twitter au terme de la rencontre que la Syrie a toujours la volonté d'appliquer le plan en six points que M. Annan a élaboré en avril dernier.

    Le plan prônait un arrêt des violences sur le terrain, l'ouverture d'un dialogue politique, l'acheminement d'une aide humanitaire vers les zones touchées par des combats, la fin des détentions arbitraires, la reconnaissance de la liberté d'association et la liberté de circulation des journalistes.

    Ce plan ne s'est jamais concrétisé, comme l'a lui-même reconnu Kofi Annan dans une entrevue publiée dans le journal Le Monde en fin de semaine. « À l'évidence, nous n'avons pas réussi. Et peut-être n'y a-t-il aucune garantie que nous allons réussir », a-t-il admis au quotidien français.

    Kofi Annan s'est envolé pour l'Iran au terme de sa rencontre avec le président syrien. Téhéran est un allié indéfectible de Damas.

    L'émissaire de l'ONU avait noté dans son entrevue au Monde que l'Iran « devrait faire partie de la solution » dans le conflit syrien. La République islamique « a de l'influence et nous ne pouvons pas l'ignorer », avait-il souligné.

    Radio-Canada.ca avec AFP et Associated Press