Les dernières propositions pour contrer la violence à Toronto reçoivent un accueil mitigé de la part des intervenants sociaux de différents quartiers chauds de la métropole.
La province s'est notamment engagée à rendre permanent le financement d'une unité spéciale antigang de la Police de Toronto.
Plusieurs croient qu'il faut plutôt travailler à prévenir le crime et que la communauté doit prendre ses responsabilités.
« Certains parents ne font pas de leur mieux », observe Karl Subban, le père de P.K. Subban, un joueur vedette du Canadien de Montréal.
Dans le quartier défavorisé de Jane et Finch, il est surtout connu comme directeur d'école.
Il souhaite que chaque adulte de la communauté noire donne une heure par semaine aux jeunes du quartier.
Selon lui, le sport et les arts doivent jouer un rôle important.
Le rappeur Reckless, qui vit lui aussi dans le quartier Jane et Finch, partage son point de vue.
Le jeune homme de 18 ans peut enregistrer un disque dans un studio financé par un programme pour les jeunes.
Il pense que c'est ce qui le maintient à l'écart des gangs de rue.
Selon lui, son quartier n'a pas besoin de plus de policiers, mais de plus de micros, pour que les jeunes puissent s'exprimer.
Rosemary Powell, qui travaille auprès des jeunes des environs, ajoute que les leaders de la communauté doivent faire la promotion des succès des programmes de prévention, pour contrer l'attrait qu'exercent les gangs de rues.
« C'est un mythe que dans un gang de rue on peut gagner des milliers de dollars », rappelle-t-elle.


