Le conseiller de Saguenay, Jacques Fortin, qualifie de « harcèlement politique » et de « manoeuvre bassement électorale » la requête déposée en Cour supérieure par deux citoyens, Louis-Philippe Thibeault et Daniel Bindley.
MM. Thibeault et Bindley ramènent devant les tribunaux l'affaire de l'achat d'un terrain sur les rives du Saguenay, en 2006, par le conseiller et sa conjointe, Hélène Girard. Le couple l'avait payé 23 000 $, alors que la ville l'avait acquis au coût de 60 000 $ quelques années auparavant.
Les deux citoyens prétendent que Jacques Fortin et sa conjointe ont bénéficié de conditions préférentielles de la Ville de Saguenay. Ils demandent aussi que le conseiller Jacques Fortin soit déclaré inhabile et démis de ses fonctions.
En conférence de presse mardi matin, ils se sont défendus de harceler le conseiller Jacques Fortin.
De son côté, M. Fortin dit avoir été surpris quand il a pris connaissance de la requête en lisant le journal, mardi. Il croyait que le dossier de l'achat du terrain appartenait au passé.
Le conseiller rappelle que le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) a mené une enquête en 2008 et n'a rien trouvé qui permettait de conclure à la malversation.
Jacques Fortin croit que les deux citoyens préparent le terrain pour novembre 2013.
M. Fortin a l'intention de se défendre en justice et de conserver son terrain. Il dit aussi qu'il va se présenter aux prochaines élections municipales.
La comparution à la Cour supérieure est prévue le 23 août.
En 2007, l'affaire de l'achat du terrain a fait l'objet d'une contestation populaire dans la rue et dans les médias. Une pétition a été signée par près de 5000 personnes.
D'autre part, en décembre 2012, la juge Suzanne Ouellet a rejeté la poursuite de 450 000 $ en diffamation intentée par Jacques Fortin contre quatre citoyens, Laval Gagnon, Christian Joncas, Pierre-Luc Desmeules et André R. Gauthier.


