Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, saura cette semaine si sa demande d'asile en Équateur est acceptée.
C'est ce qu'a annoncé lundi le président équatorien Rafael Correa lors d'une entrevue à la télévision nationale ECTV.
Le président équatorien a précisé qu'il aura des discussions avec les diplomates de la représentation diplomatique équatorienne à Londres mercredi afin de prendre une décision.
Julian Assange s'est réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres depuis deux mois pour échapper à son extradition en Suède pour une affaire de viol présumé.
Le fondateur de WikiLeaks craint d'être extradé de la Suède aux États-Unis et d'y être condamné à la peine capitale pour espionnage après la divulgation par son site de 250 000 télégrammes diplomatiques américains.
Sympathisant de la démarche de Wikileaks, M. Correa a affirmé à plusieurs reprises que « s'il s'avérait que la vie d'Assange était en danger, c'était une raison qui justifiait l'octroi de l'asile », soulignant que « la peine de mort pour des délits politiques existe aux États-Unis ».
Cependant, si l'Équateur accepte la demande d'asile d'Assange, il n'est pas garanti que ce dernier puisse quitter la Grande-Bretagne en raison d'absence d'accord entre Quito et Londres pour un sauf-conduit.
Par conséquent, M. Assange pourrait rester dans les locaux de l'ambassade pendant des années.
Radio-Canada.ca avec AFP


