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    Juillet a été le mois le plus meurtrier en Irak depuis deux ans

    Juillet a été le mois le plus sanglant des deux dernières années en Irak. Au moins 325 personnes ont été tuées et près de 700 autres ont été blessées au cours d'attaques survenues partout au pays, selon des données des ministères irakiens de la Santé, de l'Intérieur et de la Défense.

    Ce bilan mensuel est le plus élevé depuis août 2010, au cours duquel 426 personnes ont péri et 838 autres ont été blessées.

    D'après l'agence France-Presse, 27 des 31 jours de juillet ont été marqués par des attentats meurtriers. Cinq journées ont vu le nombre de victimes dépasser la dizaine.

    Le jour le plus meurtrier a été le 23 juillet, où 113 personnes ont trouvé la mort et 259 autres ont été blessées. Il s'agit de la pire série d'attaques depuis le 8 décembre 2009, où 127 personnes avaient péri.

    « Derrière cette escalade de la violence, on trouve des raisons politiques, sécuritaires et stratégiques », ces dernières étant notamment liées au conflit syrien, a expliqué Ali al-Haidari, expert irakien en sécurité et stratégie.

    L'instabilité politique en Irak s'ajoute aux différends territoriaux et politiques qui opposent Bagdad et la région autonome du Kurdistan.

    Le conflit qui sévit en Syrie « a créé de l'espace pour l'organisation Al-Qaïda, qui peut se déplacer de l'Irak à la Syrie », a affirmé M. al-Haidari.

    Les autorités estiment que même si le réseau terroriste Al-Qaïda est moins puissant en Irak que par le passé, il est toujours en mesure de mener des offensives meurtrières.

    Un message d'une branche d'Al-Qaïda diffusé le 25 avril dernier avait annoncé une « offensive sacrée au cours du ramadan ».

    Radio-Canada.ca avec AFP