ACTIVITÉ DE VOS AMIS

    Vague d'attentats en Irak : 116 morts

    En ce début du mois du ramadan, au moins 116 personnes ont été tuées et 299 blessées dans une série d'attaques perpétrées dans 18 villes irakiennes, dont la capitale Bagdad.

    Ce lourd bilan fait de cette journée la plus sanglante des deux dernières années en Irak.

    Les attaques ont eu lieu à Bagdad et dans des localités environnantes, ainsi qu'à Kirkouk, dans le nord du pays. Des violences ont également été perpétrées dans la province de Diyala.

    De nombreux policiers et soldats figurent parmi les victimes.

    L'attaque la plus sanglante s'est produite à Taji, à 25 km au nord de Bagdad. Une série d'explosions a fait au moins 42 morts et 40 blessés, selon deux sources médicales.

    Le président du Parlement irakien, Oussama al-Noujaïfi et le représentant de l'ONU en Irak ont dénoncé ces violences.

    l'Iran, pays voisin, a estimé que l'objectif de ces attaques était de créer des « dissensions confessionnelles » dans le pays.

    Les États-Unis ont « fermement condamné » ces attentats, jugeant qu'il s'agissait d'un acte de « lâcheté » perpétré pendant le mois de jeûne musulman du ramadan.

    La veille, au moins 17 personnes auraient péri lors d'une série d'attentats et près de 100 personnes auraient été blessées.

    Près de la ville de Doulouiya, à 90 km au nord de Bagdad, des hommes armés ont pris d'assaut une base militaire, où ils ont tué 15 soldats. Deux autres militaires auraient aussi été blessés.

    Les séquelles de la guerre

    La vague d'attentats de lundi matin n'a pas été revendiquée, mais ces attaques coïncident avec l'annonce d'Al-Qaïda qui a dit vouloir intensifier sa lutte dans le pays.

    Les attentats ont considérablement diminué en Irak depuis six ans, mais demeurent courants dans ce pays, qui vit une crise politique et des tensions confessionnelles.

    Des groupes armés, notamment des islamistes intensifient leurs attaques pendant le mois de ramadan, qu'ils considèrent comme un mois de Djihad (guerre sainte).

    Depuis le retrait des troupes américaines, les principales villes sont en proie à des attaques menées au moyen de véhicules piégés. Les institutions de l'État et les forces de sécurités sont particulièrement visées.

    La guerre menée par l'ancien président américain Georges W.Bush en 2003 a complètement remodelé le pays et changé le visage de l'Irak.

    Les chiites, qui constituent la majorité du peuple irakien, exclu du pouvoir sous Sadam Hussein, ont investi l'essentiel des institutions. Ils ne cachent pas leur sympathie envers l'Iran voisin.

    Les sunnites, minoritaires, perdent de plus en plus de terrain. Plusieurs d'entre eux ont constitué des groupes armés et mènent la vie dure aux autorités.

    Les chrétiens, protégés sous le régime de Sadam, ont payé un lourd tribut. Ils sont constamment menacés par des groupes qui se proclament de la nébuleuse terroriste d'Al-Qaïda.

    Radio-Canada.ca avec AFP, Reuters et CNN