L'armée des États-Unis a officiellement marqué, jeudi, la fin de sa présence en Irak en repliant symboliquement un drapeau militaire à Bagdad.
« C'est un évènement historique, car il y a huit ans, huit mois et 26 jours, comme commandant adjoint, j'ai donné l'ordre aux éléments avancés de la troisième division de traverser la frontière », a déclaré le général Lloyd Austin, qui commande les forces américaines en Irak.
La cérémonie s'est aussi tenue en présence du secrétaire à la Défense américain, Leon Panetta. « Après le sang versé par les Irakiens et les Américains, la mission visant à faire de l'Irak un pays capable de gouverner et d'assurer seul sa sécurité est devenue réalité », a assuré M. Panetta.
Les quelque 4000 soldats américains encore déployés sur le sol irakien seront rapatriés avant le 31 décembre. Ils laisseront derrière eux un pays où le niveau de violences a chuté, mais dont les institutions demeurent fragiles.
Seuls 150 militaires américains resteront en Irak après le 31 décembre. Ils seront rattachés à l'ambassade des États-Unis, à Bagdad.
Le retrait américain survient près de neuf ans après l'intervention contre le régime de Saddam Hussein. Les États-Unis ont envahi l'Irak en 2003, sans toutefois avoir obtenu l'accord de l'Organisation des Nations unies.
Mercredi, le président Barack Obama a rendu hommage aux soldats américains lors d'un discours devant des soldats à Fort Bragg, en Caroline du Nord. Il a salué la « réussite extraordinaire » des États-Unis en sol irakien, mais a aussi souligné l'importance de tirer des leçons de ce conflit.
Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters


