La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a déposé à l'Assemblée nationale son projet de loi pour lutter contre l'intimidation dans les écoles. Celui-ci oblige les écoles à dénoncer les gestes des intimidateurs et accorde à la ministre le pouvoir d'imposer une sanction pécuniaire à une commission scolaire ou à une école qui ne le ferait pas.
Le gouvernement veut aussi obliger les commissions scolaires à produire un portrait de la violence et de l'intimidation, chaque année, dans chacune de leurs écoles. Le projet de loi exige également que le directeur de l'école offre de l'encadrement et du soutien à un élève intimidé.
Un responsable de la lutte à l'intimidation devra être désigné dans chaque école. Cette personne deviendra la référence pour l'ensemble du personnel scolaire.
La définition de l'intimidation comprise par le ministère de l'Éducation inclut tous les comportements, paroles, actes ou gestes, y compris la cyberintimidation, exprimés directement ou indirectement, notamment par l'intermédiaire de médias sociaux, ayant pour but de léser, de blesser, d'opprimer ou d'ostraciser. L'intimidation est interdite, peu importe si elle cible un élève, un enseignant ou un membre du personnel d'une école.
Le gouvernement Charest n'accorde pas d'argent supplémentaire aux commissions scolaires dans le cadre de la lutte contre l'intimidation, ce que dénonce l'opposition qui croit que les écoles manqueront de ressources. La Coalition avenir Québec évalue quant à elle que les mesures proposées accroîtront la bureaucratie.
La ministre de l'Éducation indique que 4200 postes spécialisés ont été créés depuis 2008 et estime que la loi permettra de contrer le fléau de l'intimidation avec les ressources déjà existantes.
Radio-Canada.ca avec PC







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