L'accès au quatrième étage de l'hôpital de Jonquière est interdit : cinq cas d'entérocoque résistant à la vancomycine (ERV) y ont été détectés.
L'établissement de santé est passé en mode éclosion afin d'éviter la transmission de la bactérie résistante à plusieurs antibiotiques.
Les ERV sont des entérocoques qui ont développé une résistance à plusieurs antibiotiques, dont la vancomycine. Les ERV ne causent pas plus d'infections que les autres entérocoques, mais ils limitent le choix de traitement (antibiothérapie).
Source : ministère de la Santé et des Services sociaux
Les employés de l'Hôpital de Jonquière doivent se laver les mains à leur entrée et leur sortie du département de médecine. Une équipe s'affaire à désinfecter l'établissement.
Le porte-parole de l'Hôpital, Pierre Gagné, explique qu'il n'y a que le quatrième étage de touché. « Les gens sont en isolement pour le moment, dit-il. On a des mesures de précaution additionnelles qui sont prises depuis déjà quelques jours. »
L'ERV peut causer des infections urinaires et sanguines chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli.
La conseillère clinique en prévention des infections, Claudine Brassard, confirme qu'il s'agit de la troisième éclosion d'ERV depuis le mois de mai 2011 dans cet hôpital.
« C'est beaucoup, admet Mme Brassard. Est-ce que c'est un patient qui a un ERV qui a été admis et qu'on n'aurait pas dépisté? Est-ce qu'il y a eu quelque chose qui nous a glissé entre les mains? »
La trentaine de patients du département de médecine passeront des examens mardi. D'autres cas pourraient ensuite être confirmés.







Il n'y a pas encore de commentaires