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    - Attaque en Côte d'Ivoire : le Liberia ferme sa frontière

    Le Liberia a fermé samedi sa frontière avec la Côte d'Ivoire en réponse à une embuscade la veille dans le sud-ouest ivoirien qui a tué au moins huit civils, sept Casques bleus nigériens et un militaire ivoirien, selon l'ONU.

    « Les individus impliqués dans des attaques transfrontalières seront arrêtés et remis aux autorités ivoiriennes », a promis le ministre libérien de l'Information, Lewis Brown.

    Cette attaque contre l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a eu lieu pendant un assaut d'éléments « venus du Liberia » contre plusieurs villages ivoiriens situés au sud de la ville de Taï, selon le ministre ivoirien délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi.

    Plusieurs centaines de villageois fuient cette zone du sud-ouest, en proie depuis un an à des attaques attribuées à des forces fidèles à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et réfugiées de l'autre côté de la frontière avec le Libéria.

    Selon un rapport publié mercredi par l'ONG Human Rights Watch (HWR), ces milices auraient lancé quatre raids meurtriers sur des villages situés en Côte d'Ivoire depuis juillet 2001, faisant 40 morts au total.

    L'ONUCI renforcera ses effectifs dans la région, a déclaré sa porte-parole Sylvie van den Wildenberg, ajoutant qu'il s'agissait de « la première attaque du genre » perpétrée contre les Casques bleus depuis leur déploiement en 2004.

    Le ministre de la Défense, Paul Koffi Koffi, a annoncé pour sa part que les forces gouvernementales, avec les forces libériennes et de l'ONUCI, lanceront une opération le 15 juin pour trouver les auteurs de cette tuerie.

    Radio-Canada.ca avec AFP, Associated Press et Reuters