La GRC a déployé plus de 20 voitures et un hélicoptère à Cap-Pelé, jeudi soir, pour superviser une centaine de manifestants qui refusaient toujours de partir.
Les forces policières ont également barré l'accès à la route 950, à Cap-Pelé.
Ces pêcheurs de homards ont bloqué l'entrée de l'usine Westmorland Fisheries pour manifester leur mécontentement.
Les pêcheurs ont fait valoir qu'ils se sentent trahis par les policiers. Ils reprochent à la GRC de ne pas avoir escorté, aux États-Unis, un camion qui contenait du homard du Maine.
Jeudi après-midi, les manifestants ont réussi à empêcher ce camion de décharger sa cargaison de homards, destinée à l'entreprise Shediac Lobster Shop.
Le poids lourd a été escorté par des policiers de la GRC, pour que le camion retourne en direction des États-Unis.
Vers 6 h jeudi matin, les pêcheurs de homards ont bloqué l'accès aux usines Westmorland Fisheries et Cape Bald Packers, à Cap-Pelé, pour empêcher le passage des camions de livraison.
Ces deux usines ont été fermées pour la journée.
Les pêcheurs reprochent à des usines d'acheter du homard à bas prix au Maine. Ils ont donc bloqué l'accès à trois usines dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, jeudi, pour dénoncer le manque de volonté de la part de certaines entreprises d'acheter leurs prises.
Certains pêcheurs affirment que des usines ne leur offre que 2 $ la livre de homard. Ils exigent au moins deux fois plus.
Le ministre des Pêches du Nouveau-Brunswick, Michael Olscamp, se dit prêt à rencontrer des représentants de l'Union des pêcheurs des Maritimes à tout moment, à la condition que les manifestations cessent.
Le ministre Olscamp exclut d'imposer des mesures protectionnistes. Son gouvernement, ajoute-t-il, n'offrira pas d'indemnité ni de subvention aux pêcheurs comme certains d'entre eux le proposent. Il n'est pas question non plus pour Fredericton de s'ingérer dans les affaires des usines de transformation.
Selon Christian Brun, directeur général de l'Union des pêcheurs des Maritimes, les manifestants sont désemparés.
« Les gens sont en panique, même les usines d'une certaine façon sont prises de panique, parce qu'ils n'ont pas prévu la situation. Ils auraient dû la prévoir à mon avis. Les gouvernements aussi. Donc, les pêcheurs s'en prennent à tout le monde. Ils ne savent plus où [donner] de la tête », explique Christian Brun.
Environ 75 pêcheurs ont manifesté, mercredi, devant l'usine Village Bay, à Bedec, près de Richibouctou-Village. Selon les manifestants, cette usine achète principalement son homard des États-Unis.
Les pêcheurs craignent que des usines de transformation n'achètent pas, ou peu, leur homard. Selon eux, les usines ayant acheté d'importantes quantités de homard du Maine ne seraient pas prêtes à acheter celui du Nouveau-Brunswick tout de suite.
La saison de la pêche aux homards dans le détroit de Northumberland commence le 9 août.


