En grève depuis la fin du mois de juin, les employés de la résidence pour personnes âgées la Villa du Boisé, à Drummondville, n'ont pas le coeur aux célébrations en cette journée de la fête du Travail. Après plus de deux mois de débrayage, l'impasse persiste entre l'employeur et les syndiqués, payés en moyenne 15 000 $ par année.
Certains syndiqués commencent d'ailleurs à s'impatienter. Le conflit de travail a eu raison de certains d'entre eux au cours des dernières semaines.
Marie-Josée Blanchette, du syndicat, indique que quatre personnes ont décidé de partir, car le conflit perdure et certains employés n'entrevoient pas d'amélioration relativement à leurs conditions de travail.
Sans convention collective depuis trois ans, les 30 syndiqués, qui réclament des augmentations salariales de l'ordre de 3 % à 4 %, doivent maintenir les services essentiels dans l'établissement de 70 lits.
Depuis que le conflit de travail a commencé, le 28 juin dernier, les services essentiels sont en effet assurés pour les pensionnaires.
Chaque employé accomplit 90 % de son temps de travail habituel. Les 70 résidents reçoivent donc les soins nécessaires, mais certaines tâches ne sont pas effectuées aussi souvent qu'en temps normal.
Malgré le maintien des services essentiels, la grogne commence à se faire sentir chez certains résidents.
La grève a notamment des répercussions sur les activités communautaires, qui sont suspendues depuis quelques semaines.
Cela, dit le syndicat, a un impact sur le moral de résidents. Marie-Josée Blanchette affirme que les résidents sont privés d'activités comme le bingo et qu'ils commencent à trouver le temps long.
Radio-Canada a tenté, en vain, de joindre la direction de la Villa du Boisé et la direction du Centre de santé et de services sociaux Drummond, qui finance une trentaine de lits dans l'établissement.
De son côté, l'exécutif syndical doit se réunir mardi soir pour faire le point dans le dossier.







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