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    Gendarmerie royale du Canada - Une ex-agente met en doute les nouveaux pouvoirs disciplinaires du commissaire de la GRC

    Krista Carle, qui a quitté la Gendarmerie royale du Canada (GRC) après avoir déposé une plainte pour harcèlement sexuel, met en doute la portée des réformes annoncées mercredi par le fédéral.

    Selon les réformes annoncées par le ministre de la Sécurité publique du Canada, Vic Toews, le commissaire de la GRC aura le pouvoir de limoger un policier pour infraction aux règlements et code de conduite de la police fédérale.

    En outre, la Loi visant à accroître la responsabilité de la Gendarmerie royale du Canada remplacera la Commission des plaintes du public contre la GRC par une commission civile d'examen et de traitement des plaintes.

    Toutefois, Mme Carle s'inquiète à l'idée que le commissaire dispose de plus de pouvoirs avant qu'un comité d'enquête civil soit mis en place.

    « La chose qui m'inquiète le plus, c'est que cela mènera à un cas typique de congédiement de la victime », critique-t-elle.

    « Ça sera une procédure pour que la GRC puisse se débarrasser des victimes », tranche-t-elle.

    Mme Carle est l'une de quatre anciennes policières fédérales qui ont fait état d'allégations de harcèlement et d'agressions sexuels l'année dernière.

    Nommé en plein milieu de la tempête déclenchée par ces allégations, le commissaire actuel de la GRC, Bob Paulson, a promis d'assainir l'image et le climat de travail au sein de ses effectifs. Le projet de loi du ministre Toews survient en réponse aux demandes du commissaire.