Tous les grands primates ont maintenant leur génome décrypté : une équipe internationale est parvenue à séquencer celui du bonobo.
Ces travaux confirment sa grande proximité génétique avec le chimpanzé et l'être humain. Le singe est, génétiquement parlant, identique à 99,6 % au chimpanzé et à 98,7 % à notre espèce.
Les génomes de tous les autres grands singes, le chimpanzé, l'orang-outan et le gorille, étaient séquencés depuis quelques années.
La séquence a été établie à partir du génome d'Ulindi, une femelle bonobo hébergée au zoo de Leipzig en Allemagne.
À partir de maintenant, les généticiens pourront désormais approfondir les relations entre les différentes espèces de primates et leur filiation.
Déjà, les premières comparaisons montrent sans surprise que les séquences d'ADN d'humains ont divergé de celles des chimpanzés et des bonobos il y a 5 à 7 millions d'années. Les bonobos se sont génétiquement différenciés des chimpanzés beaucoup plus récemment, il y a environ 2 millions d'années.
Ces premières analyses montrent aussi que, pour certaines zones du génome, les humains sont plus proches des bonobos que des chimpanzés, et que pour d'autres ils sont plus proches des chimpanzés que des bonobos.
La comparaison des génomes du bonobo et des chimpanzés laisse croire à une séparation nette sans croisement ultérieur. Selon certains anthropologues, les deux espèces seraient nées d'ancêtres communs isolés en deux groupes par la formation du fleuve Congo.
De plus, des examens plus poussés pourraient également permettre de déterminer si les comportements très différents des deux espèces sont liés à un facteur génétique.
Radio-Canada.ca avec AFP


