Le Forum mondial de la langue française, qui se déroule à Québec du 2 au 6 juillet, aborde plusieurs questions fondamentales pour l'avenir de la francophonie, au fil des débats. Frank Desoer, qui couvre l'événement pour l'émission Désautels, explique que deux grandes thématiques se dégagent de la rencontre.
L'une d'elle est le fait que le visage moderne de la francophonie est de plus en plus étroitement associé au continent africain.
D'ici 40 ans, 85 % de la francophonie sera sur le continent africain.
L'un des défis pour cette nouvelle francophonie est de cohabiter avec les langues locales qui sont nombreuses sur le continent sans les écraser. Dans bien des cas, la langue de l'élite demeure le français, qui risque d'écraser les autres langues.
La coexistence pacifique des langues nationales et du français est donc l'un des enjeux du sommet.
L'autre défi est de faire en sorte que le français devienne la langue des affaires au même titre que l'anglais. Le français est surtout perçu comme la langue de la culture, mais elle doit aussi s'affirmer dans la sphère économique, surtout si l'on sait que 20 % des échanges commerciaux dans le monde se font dans la langue de Molière ou de Tremblay.
Le français est d'ailleurs la troisième langue des affaires derrière l'anglais et le mandarin.


