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    FIFA - Le tribunal sème l'inquiétude

    Le Tribunal arbitral du sport a levé jeudi la suspension à vie pour corruption que la FIFA avait infligée au Qatari Mohammed ben Hammam.

    L'ancien président de la Confédération asiatique de football (AFC) n'est pas innocenté pour autant. Le TAS a précisé dans un communiqué que la FIFA n'a pas apporté de preuves nettes.

    « Le TAS ne fait rien d'autre que de constater que les preuves ne sont pas suffisantes, peut-on lire. Il s'agit d'une situation de non-lieu, auquel s'ajoute la préoccupation du TAS concernant l'investigation de la FIFA, qui n'était pas complète ou suffisamment précise pour combler les lacunes de ce dossier, poursuit le tribunal.

    « La conclusion [du TAS] ne minimise pas sa conviction qu'il est plus probable que [...] le comportement de M. ben Hammam [...] pourrait ne pas avoir respecté les normes éthiques les plus élevées qui devraient régir le monde du football et celui du sport en général », poursuit le communiqué.

    Mohammed ben Hammam a été sanctionné par la FIFA pour avoir acheté des voix de dirigeants de la Confédération des Caraïbes en mai 2011 dans le but de se faire élire président de la FIFA, avec des enveloppes contenant 40 000 $.

    Le Qatari avait alors retiré sa candidature, et le Suisse Joseph Blatter, seul candidat, avait été réélu le 1er juin 2011.

    Mohammed ben Hammam avait été radié à vie par la FIFA en juillet 2011. Mais le représentant avait toujours contesté les faits et avait fait appel de la décision devant le TAS.

    La FIFA se dit préoccupée par la décision du tribunal. Elle l'a fait savoir par communiqué, et elle rappelle que Mohammed ben Hammam vient d'être suspendu 30 jours par la Confédération asiatique en raison de soupçons de malversations financières.