Une femme originaire de Port-Daniel-Gascons poursuit l'évêque de Gaspé et son ancienne belle-famille afin d'exhumer le corps de ses deux fils morts dans des circonstances tragiques en 1996.
Les corps des enfants reposent au cimetière de Port-Daniel-Gascons, aux côtés de leur père, qui a délibérément allumé l'incendie dans lequel ils ont tous péri.
Au printemps 1996, Marie-Paule McInnis quitte son conjoint, Jules Langlois. Ils ont deux enfants Jérôme, 5 ans et Justin, 2 ans. M. Langlois accepte difficilement la séparation. Le 1er juillet, le jour où Mme McInnis s'installe dans un nouvel appartement, il incendie la maison familiale. Lui et ses deux enfants y trouveront la mort.
Marie-Paule McInnis est alors hospitalisée pour dépression. Quelques jours après le drame, elle reçoit à l'hôpital la visite du père et d'un frère de son ancien conjoint.
On lui annonce que la famille Langlois a pris toutes les dispositions nécessaires pour les funérailles et l'inhumation. Les obsèques auront finalement lieu le 6 juillet sans la présence de la mère des enfants, toujours hospitalisée.
Marie-Paule McInnis soutient qu'en tant que mère des enfants, elle est la seule qui pouvait décider du lieu d'exhumation de ses fils. Elle s'oppose farouchement au fait qu'ils reposent auprès de leur assassin. Mme McInnis demande à deux reprises au diocèse de Gaspé, soit en mars 2001 et en avril 2012, le droit de faire exhumer ses fils, ce qui lui est chaque fois refusé.
Ce refus l'a incité à se tourner vers les tribunaux. La requête sera présentée le 4 septembre au palais de justice de Percé et sera entendue par la Cour supérieure du Québec.


