Des pilotes soupçonnent des marmottes d'être responsables de l'écrasement d'avion de samedi dernier sur un terrain de soccer de Vernon en Colombie-Britannique. L'accident a tué les deux personnes qui se trouvaient à bord du bimoteur.
Un membre du club de vol de Kelowna, Ray Young, pense que des marmottes auraient endommagé des composantes de l'appareil qui était garé à l'aéroport de Kelowna en les grignotant.
« Nous nous attendions tous tôt ou tard à un tel incident parce que les marmottes abîment 80 % des avions qui sont stationnés à l'aéroport », explique-t-il.
« Nous pensons aux familles des victimes. Lorsque ce genre d'événement survient, ça ébranle sans contredit la communauté des pilotes », ajoute M. Young.
Le pilote de l'appareil qui s'est écrasé était un homme de 59 ans de Kelowna et le passager, un homme de 55 ans de la région de Port Moody, a révélé la GRC, sans préciser l'identité des victimes.
L'aéroport de Kelowna reconnaît trapper la marmotte dans le cadre d'un programme de gestion de la faune, mais son directeur général Sam Samaddar est choqué par les allégations de Ray Young.
« Je pense que faire ce genre de commentaire à ce point-ci est irresponsable », s'indigne-t-il.
De son côté, Yvan-Miville Deschênes, un expert en aviation qui a travaillé 30 ans comme contrôleur aérien trouve que cette théorie est peu plausible.
Il ajoute que le Bureau de la sécurité du transport va cependant étudier toutes les possibilités pour éclaircir les raisons de l'écrasement.
Pour sa part Trevor Erhardt, qui a formé le pilote mort dans l'accident, ne croit pas non plus à la thèse des marmottes.
Il ajoute que son ancien élève avait beaucoup d'expérience et qu'il comptait de nombreuses heures de vol à son actif. Selon lui, le défunt avait acheté l'appareil avec sa femme pour voyager en Floride et dans les Caraïbes.
Les proches du pilote soutiennent qu'il avait modifié son avion pour le rendre plus sécuritaire.
Il avait notamment fait agrandir la taille de la queue pour améliorer le contrôle et la stabilité de l'appareil en cas de panne.
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada ainsi que le bureau du coroner de la province enquêtent.


