Romain Grosjean a été applaudi par le personnel de l'usine d'Enstone en Angleterre jeudi, après sa deuxième place à Montréal, où Kimi Raikkonen a fragilisé sa position.
Gorsjean a terminé sur le podium après une course parfaitement gérée qui lui a permis de faire 45 tours avec le même train de pneus.
« Je voulais saluer tous ceux qui ne sont pas avec nous pendant les courses, a-t-il expliqué à Enstone. Quand vous êtes sur le podium, c'est grâce à tout le personnel de l'usine et à leur travail. Je voulais avoir la chance de les remercier. »
Romain Grosjean n'a plus que deux points de retard sur son coéquipier au classement des pilotes. Son bonheur fait contraste avec les humeurs changeantes de Kimi Raikkonen.
Le Finlandais a terminé au huitième rang au circuit Gilles-Villeneuve, loin derrière son coéquipier Romain Grosjean. Et il a montré des signes d'impatience.
Il a bousculé des membres de la presse après la course, et il n'a pas voulu faire de commentaire sur la deuxième place de Grosjean.
Le week-end n'a pas été facile pour Raikkonen, dont la voiture a éprouvé des problèmes de différentiel qui ont nui à son travail en qualification. Il avait la 12e place sur la grille de départ.
« Nous devons aider Kimi en qualification, a dit le patron Éric Boullier. Il y a eu le problème du différentiel [à Montréal], mais nous devons trouver le moyen de l'aider en qualif. »
Raikkonen s'est qualifié quatre fois dans le top 10 en sept courses. Son meilleur résultat : 4e, en Chine et en Espagne.
Raikkonen éprouve des difficultés avec sa voiture, la Lotus E20, notamment avec la direction assistée, au point de demander des changements importants à son équipe chaque week-end de course. Cela s'est passé encore à Monaco.
« C'est comme un enfant face à ses jouets, a dit un membre de l'équipe de façon anonyme au magazine Speedweek. Il a devant lui six jouets, et il peut choisir.
« Mais on ne lui construira pas une septième direction assistée », a prévenu cette personne, faisant référence aux changements déjà exécutés.
Cela a fait dire à Jacques Villeneuve à Montréal, dans son rôle d'analyste, que l'équipe pourrait perdre patience.
« Kimi est derrière Grosjean en performance. Et l'équipe pourrait le lâcher », a-t-il dit au magazine Auto-Hebdo.
Un compatriote de Raikkonen, l'ancien pilote de F1 Mika Salo, admet que Raikkonen n'est pas encore parfaitement à l'aise.
« C'est clair que l'équipe et lui n'ont pas encore réussi à trouver ce dont il a besoin », a dit Salo.


