Le Grand Prix du Canada sera-t-il visé par les manifestations reliées au conflit étudiant? Le promoteur François Dumontier ne cache pas son inquiétude, mais est optimiste.
Les principaux acteurs du monde des affaires de Montréal étaient réunis dimanche pour discuter de la situation. Il y avait les responsables des grands festivals de l'été, du Festival Juste pour rire, des Francopholies. Parmi eux se trouvait le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier.
« On suit ça de semaine en semaine, en disant que ça va arrêter, a dit M. Dumontier à Radio-Canada. Il reste deux semaines, et on est un peu inquiet, mais on n'a pas de baisse dramatique de nos ventes de billets. J'ai bon espoir que ça va se régler. Je ne prévois pas de perturbation.
« Le Grand Prix est souvent visé, de par son ampleur, sa visibilité, par ce genre de menaces là. Je me souviens très très bien il y a quelques années d'une grève des gens du métro. C'est un gros évènement, et on est une victime collatérale », estime-t-il.
« On a déjà une sécurité assez étanche, mais on pourrait être vulnérable par le métro. On travaille avec les services publics, la police et les gens du métro. », a conclu M. Dumontier, qui a confirmé la présence de Bernie Ecclestone.
Une des rues de Montréal qui vit à l'heure de la F1 est Crescent, dans l'ouest de la ville, avec ses commerces et ses restaurants.
Elle a déjà perdu 20 % en revenus cette année, principalement à cause du conflit, estime Steve Siozos, président de l'association des marchands de la rue Crescent.
« Nous voyons ce qui se passe, et nous avons déjà perdu beaucoup d'argent en raison du conflit, a admis Steve Siozos. Mais ce ne serait pas raisonnable de perturber l'évènement du Grand Prix. »
« Pour deux raisons : il y a toujours une forte présence policière, et il y a tellement de monde qu'on peut difficilement se déplacer, explique-t-il. Ça ne leur servirait à rien, croit M. Siozos. J'espère que tout sera réglé d'ici là. »


