Le ministre de l'Environnement de la Colombie-Britannique, Terry Lake, a précisé jeudi les questions auxquelles la Colombie-Britannique entend recevoir réponse des représentants de la compagnie Enbridge qui se présenteront à la Commission d'examen conjoint du projet Northern Gateway.
Terry Lake souhaite entendre les responsables d'Enbridge parler de la prévention des déversements de pétrole, de son plan de réponse à d'éventuelles fuites et des montants qu'Enbridge et ses partenaires seront prêts à débourser en cas de fuite.
Le ministre de l'Environnement a réitéré en conférence de presse le concept de pollueur-payeur et a évoqué la possibilité que le fonds de réserve de la province pour répondre à des accidents écologiques doive passer de 1,3 milliard de dollars à 3 milliards de dollars.
Les audiences de la Commission doivent reprendre en septembre, mais les dates de comparution de la province et d'Enbridge n'ont pas encore été déterminées.
La Commission d'examen conjoint du projet Northern Gateway est une entité indépendante mandatée par le ministre de l'Environnement et l'Office national de l'énergie. Elle devra décider si le projet est dans l'intérêt public des Canadiens. Les arguments finaux devant la commission sont prévus pour les mois de mars et d'avril 2013.
En juillet, la Colombie-Britannique a annoncé les cinq conditions qu'elle imposait à Enbridge pour apporter l'aval de la province au projet de pipeline Northern Gateway.
D'autre part, le chef du Nouveau Parti démocratique, Adrian Dix, est revenu d'une tournée dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, une des régions que traverserait le nouveau pipeline d'Enbridge.
Il estime que l'opposition au projet y est majoritaire.
Selon le leader néo-démocrate, le projet de pipeline est mauvais pour l'économie et l'environnement de cette région.
Adrian Dix a ajouté qu'en cas de victoire de son parti aux élections provinciales en mai 2013, son gouvernement s'opposera à Ottawa si ce dernier tente d'imposer la construction du pipeline.


