Le robot Curiosity de la NASA, arrivé sur Mars le 6 août dernier, s'est arrêté de rouler afin de terminer la vérification de ses instruments. Il repartira dans environ une semaine pour sa mission de deux ans d'exploration scientifique de la surface martienne.
À l'heure actuelle, tous les instruments, à l'exception du bras robotisé de Curiosity et de son système de prélèvement d'échantillons du sol ont été vérifiés et fonctionnent parfaitement. Ils produisent d'ailleurs déjà des données scientifiques.
Dès que les deux autres fonctions auront été testées, le robot reprendra sa route vers un point intéressant sur le plan géologique appelé Glenelg, situé à environ 400 mètres.
Les responsables de la mission ont retenu cette zone, intersection entre trois types de terrain, où ils pensent trouver une première roche à percer et à analyser.
Le premier forage dans le sol ne se produira pas avant environ un mois. Avant de percer, les scientifiques procéderont à des prélèvements de matériaux se trouvant sur le sol.
Curiosity, doté de 10 instruments scientifiques, poursuivra ensuite sa route en direction du mont Sharp, sa destination finale distante de 8 kilomètres. Ce trajet prendra au moins trois mois à raison de 100 mètres par jour.
Curiosity a parcouru 30,5 mètres le 4 septembre en direction du sud-est avant de s'arrêter. Il s'agissait de sa plus longue étape depuis le début de sa mission. Au total, le robot a parcouru 109 mètres depuis son atterrissage.
Une caméra de navigation a transmis des images des traces laissées par les six roues de Curiosity sur le sol martien le 4 septembre.
Le Canada participe à cette mission. L'agence spatiale canadienne fournit en effet un spectromètre à particules alpha et rayons X (APXS). La tâche du capteur APSX, de la taille d'un cube de Rubik et fixé à l'extrémité du bras du robot, est d'analyser les composés chimiques des pierres et du sol de Mars.
Curiosity est une sonde robotisée de 900 kg, de la taille d'une petite voiture. Elle a coûté 2,5 milliards de dollars américains et devrait permettre de découvrir si l'environnement de Mars a un jour été propice au développement de la vie.
Radio-Canada.ca avec AFP


