Le rebond des bourses a été de courte durée en Europe lundi au lendemain de la victoire des conservateurs en Grèce, qui sont plus favorables à l'austérité. Les marchés redoutent toujours une contagion de la crise à l'Espagne ou l'Italie alors que les négociations sont en cours à Athènes pour former un gouvernement de coalition.
En fait, les marchés craignent que la facture soit encore plus élevée pour garder la Grèce dans la zone euro et, comme les montants réservés à la stabilisation de l'économie sont limités, que cela se fasse au détriment d'autres pays en difficulté, comme l'Espagne ou l'Italie.
Les taux d'emprunt espagnol sur 10 ans ont grimpé de 7,1 %, en hausse d'un quart de point de pourcentage. Ceux de Rome ont dépassé les 6 %, en progression d'un dixième de point.
À Athènes, la Bourse s'appréciait de plus de 6 % lundi matin. À Francfort, le DAX enregistrait des gains de 0,9 %. Le CAC 40, à Paris, augmentait de 0,4 % et le FTSE, à Londres, de près de 0,5 %.
Par ailleurs, un porte-parole du gouvernement allemand, Georg Streiter, a déclaré que ce n'était pas le moment d'octroyer une marche de manoeuvre supplémentaire à la Grèce ou des délais supplémentaires. Les conservateurs grecs ont fait campagne en réclamant une plus grande flexibilité pour la mise en oeuvre de mesures d'austérité.
De son côté, le Fonds monétaire international, le FMI, s'est dit prêt à discuter avec le prochain gouvernement à Athènes.
La situation économique en Europe sera au coeur des pourparlers au Sommet du G20 qui s'ouvre lundi à Los Cabos, au Mexique. Certains pays pourraient sommer les Européens à en faire davantage pour juguler la crise qui fragilise la zone euro.
Radio-Canada.ca avec AFP, Reuters, Bloomberg et Le Monde


